Enseignants : trois biais cognitifs à déjouer

Parmi les quelque 250 biais cognitifs identifiés, certains méritent d’être pris en considération dans le domaine éducatif. C’est le cas de l’effet Pygmalion, dont nous avons déjà traité, qui influence la relation entre enseignant et apprenant et qui peut avoir un impact significatif sur l’apprentissage. En voici trois particulièrement notables : le biais de l’angle mort de polarisation, l’effet de halo, et la malédiction de la connaissance.

Quand Pygmalion s’invite en classe

Parmi nos jugements de tous les jours, plusieurs, bien qu’ils semblent réfléchis, ne sont pas rationnels et peuvent nous mener à des décisions peu judicieuses. Ces erreurs de jugement sont connues sous le nom de « biais cognitifs », et on en dénombre aujourd’hui quelque 250. Bien que le milieu de l’enseignement prône l’exercice de l’esprit critique, la relation entre enseignants et apprenants est souvent propice à l’émergence de certains de ces biais, qui peuvent entraîner des conséquences importantes sur l’apprentissage.